La Petite Rose Rose
Il était une fois une petite rose rose qui vivait dans une petite maison sombre sous la terre. Un jour, elle était assise là, toute seule, et tout était très calme. Soudain, elle entendit un petit toc, toc, toc à la porte.
« Qui est là ? » demanda-t-elle.
« C’est la Pluie, et je veux entrer, » répondit une petite voix douce et triste.
« Non, tu ne peux pas entrer, » dit la petite rose.
Un peu plus tard, elle entendit un autre petit toc, toc, toc à la vitre.
« Qui est là ? » demanda-t-elle.
La même petite voix douce répondit : « C’est la Pluie, et je veux entrer ! »
« Non, tu ne peux pas entrer, » répondit la petite rose.
Puis ce fut très calme pendant longtemps. Enfin, il y eut un petit bruit de froissement, de chuchotement tout autour de la fenêtre : frotte, chuchote, chuchote.
« Qui est là ? » demanda la petite rose.
« C’est le Soleil, » répondit une petite voix joyeuse et douce, « et je veux entrer ! »
« N -- non, » dit la petite rose, « tu ne peux pas entrer. » Et elle resta immobile.
Bientôt, elle entendit à nouveau le doux petit bruit de froissement près de la serrure.
« Qui est là ? » demanda-t-elle.
« C’est le Soleil, » répondit la petite voix joyeuse, « et je veux entrer, je veux entrer ! »
« Non, non, » dit la petite rose, « tu ne peux pas entrer. »
Puis, alors qu’elle restait immobile, elle entendit toc, toc, toc, et frotte, chuchote, frotte, tout le long de la fenêtre, à la porte et à la serrure.
« Qui est là ? » demanda-t-elle.
« C’est la Pluie et le Soleil, la Pluie et le Soleil, » dirent deux petites voix ensemble, « et nous voulons entrer ! Nous voulons entrer ! Nous voulons entrer ! »
« Oh là là ! » dit la petite rose, « s’il y a deux personnes, je suppose que je dois vous laisser entrer. »
Alors elle ouvrit la porte d’un tout petit peu, et ils entrèrent. L’un prit une de ses petites mains, l’autre prit l’autre, et ils coururent, coururent, coururent avec elle, tout droit jusqu’à la surface de la terre. Puis ils dirent :
« Passe ta tête ! »
Alors elle passa la tête… et se retrouva au milieu d’un magnifique jardin.
C’était le printemps, et toutes les autres fleurs avaient aussi passé la tête ; et elle était la plus jolie petite rose rose de tout le jardin !












